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Il y a quelques semaines, j’ai publié un blogue sur le ghosting, ce phénomène qui consiste à  disparaitre de la vie de quelqu’un sans donner de nouvelles. À faire le fantôme. Et à faire beaucoup de mal à celui qui le subit. Un autre comportement qu’on pourrait tout autant qualifier de lâche a fait son apparition, aidé grandement par la technologie. Le curving, une façon désastreuse de mettre fin à une relation.

Tourner les coins ronds en amour ou en amitié

Le curving, en français littéralement courber, consiste à rejeter quelqu’un tout en restant dans sa vie. Un peu étrange, direz-vous? Comme si on bâclait la relation, comme si on tournait les coins ronds en amour ou en amitié.

Bon nombre de personnes (et vous en avez certainement déjà connues) excellent dans l’art d’éviter les ruptures franches et directes. On reste dans la vie en présentiel (tiens, ce mot qui nous suit partout…) mais on a le cœur, la tête, les intérêts et, carrément, le goût d’être ailleurs. À l’ère des réseaux sociaux, des textos, des snaptchat et autres bébelles qui nous permettent de se cacher derrière un écran lorsqu’on s’exprime, le curving est très tendance.

Les faux espoirs qui font mal

Avec le curving, on laisse planer le doute, on nourrit les faux espoirs. C’est ce qui blesse. La personne qui s’adonne au curving peut répondre à un message plusieurs semaines, voire plusieurs mois plus tard, en s’excusant tout simplement. Un interminable jeu de yoyo qui oscille entre les silences, les absences, les retours et les (toujours) bonnes excuses.

Qu’est-ce qui se cache derrière le curving?

La personne qui utilise le curving peut avoir l’air peureux, trouillard, lâche. Et c’est tout à fait vrai! Le curver (tiens, inventons un nouveau mot) craint les confrontations. Impossible pour lui de faire face aux gens pour les informer qu’il n’est plus intéressé par la relation. À la limite, il ne saurait pas quels arguments utiliser pour justifier son choix d’y mettre fin.  Alors il laisse sous-entendre qu’il y aura une suite. « Je te fais signe, je te rappelle, on se revoit. » Un espoir qui peut mener au désespoir.

Comment se protéger des impacts du curving?

Évidemment, reconnaitre le curving n’est pas facile. On peut facilement se dire que la personne est réellement très occupée et n’a pas eu le temps de nous donner signe de vie. Voir la réalité en face, celle qui pousse à s’avouer que l’autre n’est plus intéressé et qu’on se fait niaiser est tout aussi difficile. Personne n’aime se sentir rejeté et, par conséquent, on préfère se mettre la tête dans le sable…

Voici quelques pistes de solutions pour s’en sortir.

  • 1ere étape : admettre la problématique
  • 2e étape : avoir le désir profond de sortir de cette relation
  • 3eétape : avoir confiance en soi et en ses forces, ne pas croire que l’abandon a un lien avec notre valeur personnelle
  • 4eétape : mettre un terme à la relation, en le disant clairement à l’autre
  • 5e étape : rester fort et solide, se changer les idées et se consacrer à des gens qui nous apprécient vraiment

Le curving peut être difficile à surmonter. N’hésitez pas à consulter un thérapeute ou un coach, il vous aidera à découvrir vos forces et votre potentiel afin que vous tourniez la page plus facilement sur cette relation toxique.

 

 

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